Dieu n’est pas mort. Jésus Christ est Ressuscité pour le bonheur des humains

En l’œuvre de Jésus Christ, Dieu pardonne aux Hommes et libère en eux la force :

  • de vivre selon la volonté de Dieu qui est bonne et parfaite,
  • de vivre le projet d’Amour de Dieu pour l’humanité.

Quel impact cet œuvre de Jésus à sur ta vie ? Lisez le texte : Matthieu 28.1-20

Esaïe 53 : « Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ?  2 Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire. 3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. »

  • 2 : Par son apparence, le Serviteur n’attire pas l’attention (Ph 2.7).
  • 4 c’est de nos maladies… prises sur lui : cité en Mt 8.17 en lien avec le ministère de guérison de Jésus. Le Serviteur prend sur lui les souffrances des hommes pour y mettre un terme.
  • 5 il a été percé : se substituant aux coupables, il endure à leur place le châtiment du péché et leur procure la paix et la guérison des conséquences de leurs fautes.
  • 6 Le prophète souligne la culpabilité du peuple :
  • au lieu de vivre dans la communion de l’Éternel et d’obéir à ses commandements, chacun vivait comme bon lui semblait, loin de l’Éternel.
  • C’est pourquoi la souffrance expiatoire du Serviteur était nécessaire à leur salut.
  • la vocation et de la passion du Serviteur. en sacrifice de réparation.
  • le prophète annonce une vie après la mort pour le Serviteur, ce qui implique une résurrection qui atteste son innocence
  • accomplira avec succès ce que désire l’Eternel :
  • 11 il verra la lumière : La résurrection du Serviteur lui permet d’appliquer lui-même les bénéfices de sa mort à ceux qui le connaissent,
  • 12 ces gens nombreux : les nombreux du v.11Beaucoup… le connaîtront : il s’agit d’une connaissance personnelle, qui trouve son équivalent dans la foi dont parle le N.T.
  • parmi les grands. il parta­gera le butin : tel un roi victorieux ; le Serviteur sera connu des nations et même de leurs rois, et son œuvre suscitera l’étonnement
  • Il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort : évoque le caractère volontaire du don de sa vie
  1. « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres» Jean 13. 35

Observez, l’Amour devrait être un style de vie, imprégner tous les domaines de notre vécu. Il ne doit pas être pas simplement une manifestation occasionnelle, un geste isolé ou quelque chose d’irrégulier ou un acte religieux que nous accomplissons.

L’amour doit être un style de vie que nous nous imposons, parce que c’est un une recommandation de Jésus Christ. Nous devons l’avoir profondément en nous comme une habitude, comportement qui ne nous quitte presque pas ou plus, qui nous colle à la peau, au point que les autres ne voient plus que cela chez nous ; au point que nous n’avons pas besoin d’un événement particulier pour le montrer ou le démontrer parce qu’en fait ou le vit presque chaque jour.

Colossiens 2. 12-15

12 Vous avez été ensevelis avec le Christ par le baptême, et c’est aussi dans l’union avec lui que vous êtes ressuscités avec lui, par la foi en la puissance de Dieu qui l’a ressuscité des morts. 13Et vous, qui étiez morts à cause de vos fautes, et parce que vous étiez des incirconcis, des païens, Dieu vous a donné la vie avec le Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes. 14Car il a annulé l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements. Oui, il l’a effacé, le clouant sur la croix. 15 Là, il a désarmé toute Autorité, tout Pouvoir, les donnant publiquement en spectacle quand il les a traînés dans son cortège triomphal après sa victoire à la croix.

 Luc 18. 8 « Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » « La promesse de Dieu est certaine, infaillible ; seulement ses enfants sauront-ils tous « persévérer jusqu’à la fin » en gardant la foi, la vraie foi qui seule peut les maintenir en communion avec le Sauveur ? C’est avec tristesse, et pour donner un avertissement à ses disciples, que Jésus pose cette question. Il vient de dire dans quel état d’oubli de Dieu se trouvera le monde à sa venue (Lu 17 :26-29), et quant à ses disciples eux-mêmes, il a prédit ailleurs (Mt 24 :12) qu’au sein des tribulations des derniers temps, « la charité du grand nombre se refroidira ».

Cependant, la question ne signifie pas qu’il ne trouvera plus de foi sur la terre ; car dans ce sens absolu elle serait en contradiction avec la promesse de délivrance qu’il vient de faire à ses élus (Lu 18 :7,8). — Il est remarquable que Jésus, même en parlant de son apparition dans la gloire, se désigne comme le fils de l’homme (voir, sur ce terme, Mt 8 :20). »

 

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Le travail du ministère – édifier le corps de Christ

volet 3 de Saisir la vision de Dieu pour l’Eglise

livret n° 4 – ITEA – Série III – Base de la foi

La révélation de Paul sur la manière dont Dieu construirait son Église… s’appuie sur les croyants que le travail des apôtres, des prophètes, des évangélistes, et des pasteurs et docteurs, rend aptes pour le ministère. À présent, Paul tourne son attention sur la façon dont ils doivent vivre dans cette nouvelle communauté. Il propose un ensemble de commandements et de directives. Ces directives ne sont cependant pas arbitraires. Elles sont étroitement liées aux premiers enseignements de Paul, à ce qu’il avait révélé à propos de l’Église… relier ces directives et ces commandements à la pleine révélation de Paul au sujet de l’Église et à la construction de l’Église que Dieu utilisera pour accomplir ses desseins. Ce faisant, vous en arriverez probablement à voir le travail du ministère sous un angle nouveau.

 Étudier les Écritures    Éphésiens 4.17 à 6.9

 Rappelez-vous, Dieu est en train de bâtir une toute nouvelle communauté, ce qui fera voir au monde, même aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes, sa sagesse. Paul est celui qui fera connaître pleinement cette Église. Les apôtres et les prophètes en ont posé les fondations. Le Christ bâtit maintenant son Église, dont il est le chef. Il continuera de poser des fondations de plus en plus larges à travers le monde, alors que l’Église s’étend tout autour du monde. Il continuera d’utiliser les apôtres, les prophètes, les évangélistes et les pasteurs et docteurs pour étendre ses fondations ainsi que les structures de son réseau, en plus de rendre aptes les saints pour le service du ministère. Ceux-ci réaliseront par la suite le service du ministère, provoquant ainsi la construction de l’Église et sa marche vers la maturité.

Mais que signifie cela exactement ? Qu’est-ce que « le service du ministère » ?

Il est important de noter, à ce stade-ci, que toutes les instructions que Paul donnera se rapportent à la construction et à la maturité de l’Église de Christ.

  • Il donne d’abord des instructions et des directives à la communauté dans son ensemble,
  • et se concentre ensuite sur les familles individuelles.

Commençons alors par considérer les instructions données à la communauté entière, ensuite à celles données aux familles individuelles au sein de la maison de Dieu.

Les instructions destinées à la communauté mondiale se trouvent dans Éphésiens 4.17 à 5.21.

 Instructions destinées à la communauté mondiale. Ces instructions s’adressent généralement aux saints – et en particulier aux saints dans les Églises à Éphèse. Commençons par un résumé général des principales directives et instructions de Paul :

  • Discours édifiant (un discours vivifiant) – pas de mensonge, ni de calomnie, ni d’humour vain ou vulgaire, ni d’argumentation, mais au contraire la douceur et la vérité.
  • Un comportement édifiantpas de calomnie ni d’amertume ni de cupidité, de vol, de tromperie, ou d’immoralité, mais au contraire le pardon, des actions portant du fruit, et un travail honnête.
  • Une vie personnelle bien gérée et développée en Christ – vivre sagement, se montrer bon gestionnaire de son temps, revêtir la vie de Christ.

Quel est donc ce « service du ministère » ? Si vous suivez attentivement l’argumentation de Paul, ça ressemble à ceci :

  • Prendre au sérieux le développement et le service de leur propre vie.
  • Prendre soin des autres et les servir de façon désintéressée, faire tout en leur pouvoir pour aider les autres membres du corps à croître en Christ.
  • Maris : prendre soin de leur femme et éduquer leurs enfants, consacrer toute l’énergie nécessaire afin de les voir se développer pleinement en Christ.
  • Femmes : servir leur famille, honorer leur mari et lui obéir, l’aider dans l’éducation des enfants.
  • Travailler fidèlement, en adoptant une bonne attitude envers les autorités et les employeurs, afin d’avoir un témoignage puissant et pouvoir aider ceux qui sont dans le besoin.

Présenté ainsi, il est logique de voir tout ceci au cœur du service dans le ministère. Ce service est la clé permettant de construire le corps de Christ, de le développer en maturité, et de faire en sorte qu’il reflète l’image de Christ, ceci afin que le monde entier puisse le connaître et donner gloire et honneur à Dieu. En un sens, les leaders qualifiés pour le service doivent continuer à poser les fondations ainsi que le cadre formant la structure, les saints doivent vivre dans la maison pendant qu’elle s’agrandit – la remplissant de la vie de Christ, communauté par communauté, Église par Église, famille par famille.

 Réfléchir aux principes

Dans cette section, nous nous pencherons sur la question de la construction du corps de Christ comme étant le principal service du ministère, Église par Église, réalisé par des saints équipés par les dirigeants qualifiés que Christ a donnés à l’Église. Après avoir réfléchi aux conclusions de notre étude sur Éphésiens 4.17 à 6.9, nous explorerons l’impact que des croyants pleinement équipés pourraient avoir sur leurs Églises ainsi que sur la construction de l’Église universelle. Nous approfondirons l’image que nos Églises devraient projeter si nous prenions au sérieux ces directives et ces instructions.

Nous explorerons également l’image projetée par nos Églises d’aujourd’hui. La notion de saints entièrement préparés et compétents, qui prennent la responsabilité de mener à bien l’œuvre du ministère, est bien puissante. Pourquoi l’a-t-on remplacée par l’embauche de professionnels de qui l’on attend l’accomplissement du service du ministère, ne laissant ainsi aux saints qu’une implication symbolique ? Nous chercherons également à savoir pourquoi tant de dirigeants qualifiés ont abandonné le ministère qui consiste à équiper les saints pour le service dans l’Église. Nous verrons pourquoi tant de dirigeants, même s’ils se consacrent à cette œuvre, se révèlent très inefficaces.

Développez une application pour votre vie

Dans cette section, nous nous sommes penchés sur la vie des saints qui doivent remplir les Églises. Nous avons aussi exploré le service du ministère qu’ils doivent mener à bien. Évaluez votre propre vie.

  • Accomplissez-vous le service du ministère ?
  • Êtes-vous pleinement équipé pour l’œuvre du ministère ?

Évaluez votre ministère

  • directive par directive,
  • et instruction par instruction dans Éphésiens 4.17 à 6.9.

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L’Evangile – Disciple en devenir – Base de la foi

Volet 1 de Disciple en devenir – livret n° 1 – ITEA – Série I  Base de la foi

Saisir l’Évangile constitue le premier pas du disciple. La signification du mot Évangile est « Bonne Nouvelle » – la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Avant de pouvoir avancer dans la foi chrétienne, il faut comprendre l’Évangile dans sa forme la plus simple, la façon dont il a été enseigné par les apôtres à l’Église primitive… Disciple en devenir, par l’examen d’Actes 10.34-48. Il s’agit d’un des sermons de Pierre. En fait, c’est la toute première présentation de l’Évangile aux non-juifs. Le message de Pierre est un excellent exemple de l’Évangile tel qu’il était proclamé par les apôtres. L’Église primitive appelait cette proclamation de l’Évangile — le kerygma (le mot grec du Nouveau Testament signifiant « proclamation »). Il était essentiel de comprendre le kerygma avant d’être baptisé et accueilli dans l’Église.

ACTES 10.34-48 « 34 Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, 35 mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. 36 Il a envoyé la parole aux fils d’Israël, en leur annonçant la paix par Jésus -Christ, qui est le Seigneur de tous. 37 Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché; 38 vous savez comment Dieu a oint du Saint -Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui. 39 Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l ‘ont tué, en le pendant au bois. 40 Dieu l ‘a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût, 41 non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts. 42 Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. 43 Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. 44 Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint -Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. 45 Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint -Esprit était aussi répandu sur les païens. 46 Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit: 47 Peut -on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint -Esprit aussi bien que nous ? 48 Et il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d’eux.»

Etudiez les Ecritures ACTES 10.34-48 : Quels sont les points essentiels du message prêché par Pierre ? Que dit-il exactement à ses auditeurs au sujet de Jésus ? D’après les paroles de Pierre, que doivent-ils faire pour obtenir le pardon de leurs péchés ? En quoi doivent-ils croire ? Que leur arrive-t-il lorsqu’ils croient ? Rédigez vos conclusions. Prenez soin de commenter le contenu du message de Pierre, particulièrement en ce qui concerne l’identité du Christ, et ce qui est requis pour le pardon des péchés.

Les commentaires suivants ont pour objectif de vous aider à mieux comprendre le passage et de vous inciter à réfléchir aux implications de l’enseignement :  » Il est important de comprendre le contexte du message de Pierre dans les Actes. Prenez le temps de lire Actes 10.1 à 11.18. Jusque là dans les Actes, l’Évangile n’avait été annoncé qu’aux Juifs de Jérusalem et des environs, ainsi qu’aux Samaritains, des gens d’origine mixte, juive et païenne. Plusieurs milliers de personnes s’étaient converties au christianisme dans Jérusalem, mais les non-Juifs n’en faisaient pas partie. L’histoire de Corneille, qui débute en Actes 10.1, raconte la première annonce de l’Évangile aux non-Juifs. Corneille était un militaire romain et une personne religieuse. Il cherchait sincèrement à connaître Dieu. Cependant l’Évangile n’avait pas encore porter  aux non-juifs. C’est pourquoi Dieu intervint par un rêve, pour préparer Pierre à se rendre à la maison de Corneille. Lorsque Pierre et ses compagnons juifs arrivèrent, Corneille lui demanda d’expliquer son message. Que lui dit Pierre, alors ? Il souligna les principaux faits que Corneille avait besoin de connaître à propos de Jésus-Christ :

  • Jésus avait été envoyé en Israël par Dieu ;
  • Il allait ça et là en faisant du bien ;
  • Les Juifs l’ont crucifié – mais Dieu l’a ressuscité ;
  • Les apôtres l’ont vu, ont mangé avec lui, et Il leur a ordonné de prêcher ce message ;
  • Il est le juge des vivants et des morts – et tous ceux qui croient (placent leur confiance) en Lui recevront le pardon de leurs péchés ;
  • Tout ceci avait été prédit par les prophètes dans l’Ancien Testament (plus de 300 prophéties de l’Ancien Testament ont annoncé d’avance la personne et l’œuvre de Jésus-Christ comme l’accomplissement du grand dessein de Dieu).

Tous les messages donnés par Pierre et Paul dans les Actes ont mis l’accent sur la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. C’est ce que l’Église du Nouveau Testament appelait le kerygma – la proclamation. Tous ceux qui croyaient en la proclamation étaient considérés comme de vrais croyants.

Quelles conclusions tirer de ce passage ? Le message est clair : Jésus est le juge de toute vie et Il pardonne les péchés de tous ceux qui croient en Lui. Dès le moment où nous croyons, nous recevons l’Esprit de Dieu. Ensuite, il nous faut être baptisés, ce qui représente notre identification à Christ et à la communauté de nouveaux croyants – l’Église. Dans les volets 2 et 3, nous discuterons de la question du baptême et du travail de l’Esprit dans notre vie.

C.H. Dodd a résumé les enseignements de Paul, son kerygma, et en a fait un credo :

Les prophéties sont accomplies et une nouvelle ère est inaugurée par la venue du Christ ;

  • Il est né de la semence de David, (selon la promesse) ;
  • Il est mort selon les Écritures, pour nous délivrer du présent siècle mauvais ;
  • Il a été enseveli ;
  • Il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures ;
  • Il est exalté à la droite de Dieu, en tant que Fils de Dieu et Seigneur des vivants et des morts ;
  • Il reviendra comme Juge et Sauveur des hommes.

Voilà l’essentiel de ce que nous retrouvons dans les sermons des Actes et dans les résumés de l’Évangile que Paul fait dans ses lettres aux Églises. C’est l’essence même de l’Évangile proclamé par les apôtres. Si les premiers convertis ont réellement accepté ce message, vous pouvez comprendre pourquoi leur conception de la vie a été changée de façon radicale.

Réfléchir aux implications : Les implications de l’Évangile sont très profondes, mais les éléments de son message sont très simples. Toutefois, dans la culture actuelle, il est trop facile de modifier notre présentation, d’en arrondir les angles, pour que « cela passe mieux ». On souligne certains aspects de ce message, mais on en néglige d’autres. Les questions ci-après vous aideront à mieux comprendre ce que veut dire « recevoir l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui ».

Thème : votre propre accueil de l’Évangile : Comment vous a-t-on présenté l’Évangile ? Quels éléments du message essentiel  avez-vous facilement compris ? Lesquels ont été plus difficiles à saisir ? Pourquoi ? Quels sont les éléments nouveaux de l’Évangile que vous avez découverts dans le texte des Actes et son commentaire ? Quelles seraient les conséquences possibles d’avoir reçu une présentation incomplète de l’Évangile ? Pourquoi ?

Appliquer les principes : Le moment est venu de réagir à ce que vous avez étudié. L’application pour cette leçon comporte deux aspects. Le premier consiste à écrire votre résumé du message de l’Évangile, le kerygma, avec vos propres paroles. Le second consiste à écrire votre témoignage et à vous engager à en faire part à quelqu’un. Il se peut qu’à ce stade, vous ne soyez pas prêt à accueillir l’Évangile. Si c’est le cas, voici plusieurs recommandations qui vous aideront à poursuivre votre recherche. Lisez l’Évangile de Jean ; Lisez un des livres suivants : KUEN (Alfred), Nous voudrions voir Jésus, éditions Emmaüs.

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Voix Chrétiennes dans la Tourmente : L’ÉPREUVE

 16 Juin 1940

  » L’épreuve. Maintenant nous savons ce que c’est. Elle nous étreint, elle nous enserre ; mais elle ne nous vaincra pas.

Nous croyions savoir ce que c’était que souffrir ; insensés que nous étions ! Nos malheurs personnels, certes, nous avaient cruellement atteints, parfois en plein cœur ; mais ils étaient comme baignés dans un grand courant de joie et de bonheur qui les faisait apparaître comme une chose qui n’était que de nous, et qui peu à peu s’apaisait au contact de la paix des autres. Aujourd’hui c’est l’inverse. Nos bonheurs personnels, s’il pouvait encore y en avoir, seraient aussitôt roulés, emportés dans un tel torrent d’amertume et de désespoir que nous serions hors d’état d’en jouir. Ce n’est pas un malheur collectif qui a fondu sur nous ; c’est pour chacun de nous un malheur privé dont nous retrouvons l’image dans tous les yeux que nous regardons. Oui, nous savons maintenant ce que c’est que l’épreuve.
Cependant ce mot d’épreuve
, qui est le mot central de la pensée que nous méditons, ne désigne pas seulement un événement douloureux ; il désigne un événement qui permet de se rendre compte de ce que nous valons. Dans le langage courant, on emploie le mot « épreuve » pour désigner toute espèce de souffrance ; mais le sens primitif, authentique, est celui d’une mesure de notre valeur, de notre solidité. Dans les usines, il y a un « banc d’épreuve » où l’on fait passer toutes les pièces, pour voir si elles ont la résistance voulue. C’est de ce point de vue que je voudrais envisager brièvement aujourd’hui les heures lourdes que nous vivons : elles ne sont pas seulement une souffrance, elles sont une occasion de révéler devant Dieu, devant les hommes et devant nous-mêmes ce que nous sommes, ce que nous valons.

Ce que nous sommes se révèle déjà dans la part plus ou moins grande que nous prenons à la souffrance commune. On dit qu’il y a dans Paris des hommes et des femmes – j’entends : des Français et des Françaises – qui peuvent encore rire, penser à eux-mêmes, à leurs profits, à leurs plaisirs. Si cela est vrai, il faut les plaindre ; c’est un grand malheur d’être à ce point étranger dans sa propre maison que l’on ne ressent même plus les deuils de famille. La façon dont une âme résonne sous le choc de la souffrance, décèle déjà sa qualité. Il y a des métaux qui vibrent comme l’acier, comme l’or, comme l’argent, il y en a qui rendent un son mat comme le plomb. On a beau les frapper, on n’en tirera jamais un son clair.
« Heureux ceux qui pleurent ! » Cette parole resterait vraie, quand même elle serait privée de la phrase complémentaire : « ils seront consolés ». Tout vaut mieux que l’apathie, l’indifférence, le repliement sur soi-même. Porter en soi une âme ardente et souffrir avec passion, c’est déjà un privilège, un don magnifique et terrible de notre Dieu.
Telle est la première épreuve : au choc de la douleur, nos âmes font connaître si elles sont d’airain ou de plomb.

Mais le tout n’est pas de souffrir, encore faut-il savoir si l’on est capable de porter sa douleur. La porter, c’est être plus fort qu’elle, c’est ne pas se laisser écraser par elle ; l’épreuve est la mesure de notre force : un fardeau est posé sur les épaules d’un homme ; qui est le plus fort ? Si c’est l’homme, il porte le fardeau ; si c’est le fardeau, il écrase l’homme. Il en est de même du malheur ; il met notre force à l’épreuve : il faut nous révéler capables de le porter.
Il y a des hommes qui se sentent si faibles devant la souffrance, qu’ils prennent la fuite devant elle, ils se réfugient dans l’oubli, dans l’indifférence, dans mille dérivatifs, et, généralement, ce qu’on appelle « consolations » dans le monde, est un ensemble de considérations qui tendent à vous détourner de regarder votre malheur en face, à vous persuader qu’à vrai dire vous n’êtes pas aussi malheureux que vous en avez l’air et que vous le croyez vous-même. Misérables platitudes, médiocrités qui n’inspirent que le dégoût aux âmes hautes, pauvres évasions dictées par la faiblesse devant un adversaire que l’on n’ose pas affronter en face, abdication devant une épreuve que l’on sait ne pas pouvoir subir.
D‘autres au contraire se croient forts, si forts qu’ils veulent se passer des hommes et se passer de Dieu ; et quand ils se trouvent ainsi sans défense, avec leur âme toute nue sous la souffrance, ils s’effondrent, ils ne sont pas capables de la porter ; ils ont méconnu sa puissance ; ils n’ont ni préparé ni entraîné leur âme ; l’épreuve tourne à leur confusion.
Mais celui qui a connu sa faiblesse et qui s’est préparé, celui qui affronte l’épreuve avec l’humble dessein de la porter par les forces de Dieu plutôt que par les siennes propres, celui-là aborde l’épreuve avec toutes les chances de succès ; il la porte.
Telle est la deuxième épreuve : la révélation de notre capacité de résistance.

 L’écrivain sacré nous avertit enfin qu’il faut porter l’épreuve avec patience ; on pourrait traduire, avec plus de précision peut-être : avec persévérance. Car l’épreuve peut être longue, et nul ne sait si elle n’usera pas peu à peu les forces qu’on lui oppose. Combien ont porté leur fardeau pour un temps et ont succombé ensuite ! Pour durer ainsi, il faut garder toutes nos forces, et il faut les garder souples et disponibles, il ne faut pas se raidir : c’est l’acier le plus souple qui se révèle en définitive le plus résistant. Il y a quelques jours, un ami qui avait passé un certain temps à l’arrière et qui demandait à rejoindre son corps en raison de la gravité des circonstances, disait à sa femme en la quittant : « Fais-toi un coeur de pierre, et ne pense à rien. » Il faut comprendre la grandeur, la beauté de cette résolution farouche ; mais je ne crois pas que ce conseil fût le bon ; il faut garder son cœur aimant et sa pensée claire, dût-on pour cela souffrir mille fois plus. Car la tension use, et un jour vient où la corde trop tendue casse brusquement. Il faut rester détendu, garder la paix dans son cœur ; il ne faut pas confondre l’indignation avec la haine, la force avec la colère. Le croyant, parce qu’il remet toutes choses entre les mains de Dieu, garde son équilibre intérieur et sa clairvoyance.
C’est là le magnifique privilège de la foi : « Les jeunes hommes se fatiguent et les héros chancellent, dit le Psalmiste, mais celui qui se confie en l’Éternel renouvelle ses forces. » La foi, comme la prière qui en est la plus haute expression, est à la fois une action et un repos, une marche en avant, une victoire, et en même temps une détente, un abandon entre les mains de Dieu ; et c’est Pourquoi elle renferme des possibilités infinies. Si longue que soit l’épreuve, notre foi sera plus longue encore. Que dis-je ? Elle grandira par l’épreuve même ; « l’or qui n’est qu’un métal périssable est mis à l’épreuve du feu ; ainsi notre foi, bien plus précieuse, subira victorieusement l’épreuve et nous assurera honneur et gloire ».
Telle est la troisième épreuve, celle de la constance. Saint Pierre promet honneur et gloire, et saint Jean la couronne de vie à ceux qui l’auront subie sans fléchir.

Une couronne ! Ce mot évoque des visions de victoire, d’athlète couronné pour avoir triomphé dans la lutte, et les événements n’arrivent pas à éteindre ces visions à l’horizon qui est devant nous. Laissons là cependant les prévisions et les espérances qui ne sont que de l’ordre historique ; nous n’avons pas compétence pour en parler ; c’est une autre couronne qui nous hante, c’est la parole de Jésus : « le disciple n’est pas plus que son Maître ; il suffit au disciple d’être comme son Maître ». Notre Seigneur n’a jamais porté qu’une couronne, la couronne d’épines, la sanglante couronne des douleurs. Si cette couronne-là doit être la nôtre, nous regarderons à Celui de qui nous vient la lumière et la vie, nous la porterons, comme Lui, dans la charité, dans la foi, mais aussi dans l’espérance, nous reposant sur la promesse qui nous a été faite : « Si nous sommes humiliés avec Lui, nous serons aussi glorifiés avec Lui ; si nous mourons avec Lui, nous aurons aussi la vie avec Lui. »

Avec Lui ! Si nous sommes fidèles à ce mot d’ordre, l’épreuve ne tournera pas à notre confusion, mais à notre salut. C’est aujourd’hui l’heure de la Croix ; mais un jour viendra l’heure de la Résurrection !
Ainsi soit-il. »

Pasteur André-Numa BERTRAND

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Livret 2 Appartenir à une famille des familles – Volet 3 Vivre au sein d’une famille de foi – Itea série1

Dans les premiers temps de l’Église, il y avait des écrits appelés les « textes pour la famille». Ils s’adressaient à deux groupes: les familles individuelles, et les familles élargies, les communautés. Les écrits s’adressant aux familles individuelles avaient pour but de donner des directives générales concernant la vie de famille, surtout en ce qui concerne la manière dont ces familles devaient se comporter dans la communauté. Pierre et Paul ont utilisé leur contexte culturel pour démontrer comment les membres des familles chrétiennes devaient vivre au sein de l’Église – la famille de Dieu. Nous trouvons trois de ces textes adressés spécifiquement aux familles individuelles dans les lettres du Nouveau Testament: il s’agit d’Éphésiens 5.22-6.9, Colossiens 3.18-4.1, et 1 Pierre 3.1-7. Dans ce volet, nous examinerons le passage de la lettre aux Éphésiens. Notre époque est en train de remettre en question le mariage éclatant la famille au sein de la culture; il est donc essentiel que notre expérience du mariage et notre fondement pour la vie de famille s’inspirent du modèle laissé par Dieu.

Étudier les Écritures Éphésiens 5.21-6.9
5 « 21 et parce que vous révérez le Christ, vous vous soumettrez les uns aux autres, 22 vous femmes, en particulier, chacune à son mari, et cela par égard pour le Seigneur… 25 Quant à vous, maris, que chacun de vous aime sa femme comme le Christ a aimé l’Eglise … 33 Quant à vous, que chaque mari aime sa femme comme lui-même, et que chaque femme respecte son mari. 6 « 1Vous, enfants, obéissez à vos parents à cause du Seigneur, car c’est là ce qui est juste… 4 Vous, pères, n’exaspérez pas vos enfants, mais élevez-les en les éduquant et en les conseillant d’une manière conforme à la volonté du Seigneur8 Car vous savez que chacun, qu’il soit esclave ou libre, recevra ce qui lui revient selon le bien qu’il aura fait. 9… Car vous savez que le Seigneur qui est au ciel est votre Maître tout autant que le leur ; et il n’agit jamais par favoritisme. »

Résumez l’enseignement central du passage – Travail de Serge Oulaï : DEUX VISAGES DE L’AMOUR CONJUGAL : la responsabilité et le respect (l’autorité et la soumission ) Ephésiens 5.21-33
I. Considérons le cas du mari. La responsabilité (l’autorité)
1. L’amour est une responsabilité affectueuse.
2. le mari doit aimer sa femme comme Christ a aimé l’Église et comme il aime son propre corps.

II. Venons-en à l’épouse. Le Respect (la soumission)
1. Le commandement de respecter (se soumettre) est une application particulière d’un devoir général du chrétien
2. L’épouse respect (se soumet à) un mari qui l’aime et non à un mari qui la domine

III. Articulons ces deux visages de l’Amour dans le mariage :
1. Le mari doit aimer comme Christ a aimé
2. À l’image de l’amour de Christ, celui du mari se sacrifie pour servir
3. La soumission de l’épouse n’est qu’un autre aspect de l’amour

Développons les points énoncés ci-dessus.

I. Considérons le cas du mari. La responsabilité (l’autorité)

1. L’amour est une responsabilité affectueuse.
Ce que La Bible souligne essentiellement, ce n’est pas l’autorité que le mari doit exercer sur sa femme, mais son amour pour elle. Son autorité s’exprime sous la forme d’une responsabilité affectueuse.

Pour nous, le mot « autorité » évoque souvent l’idée de pouvoir, de domination, voire d’oppression. Nous voyons un homme dominateur, qui prend seul toutes les décisions donne des ordres et exige qu’ils soient exécutés, paralyse et écrase sa femme au point de l’empêcher de se développer, de devenir une personne adulte et épanouie.

Ce n’est pas du tout ainsi que la Bible conçoit le rôle de Responsabilité du mari, si l’on en croit la comparaison avec le modèle de Jésus-Christ !

Mais cela suppose davantage l’idée de sacrifice et de don de soi à l’égard de la bien-aimée, ainsi que Christ l’a démontré en se sacrifiant pour l’Église.

Si le mot « chef » évoque l’idée de pouvoir, alors :
a. c’est le pouvoir de prendre soin d’Audrey et non de l’écraser,
b. le pouvoir de servir Audrey et non de la dominer,
c. le pouvoir de faciliter l’épanouissement de la personnalité d’Audrey et non celui de l’anéantir ou de l’étouffer.
En toutes choses, le mari aura pour référence de son amour celui qui a été manifesté à la croix, lorsque Christ s’est livré lui-même à la mort par amour pour son épouse, l’Eglise.

2. le mari doit aimer sa femme comme Christ a aimé l’Église et comme il aime son propre corps.

a- cinq verbes pour décrire les étapes de l’engagement :
– Il l’a aimée,
– s’est donné lui-même pour elle,
– afin de la sanctifier, c.-à-d. de la rendre digne
– après l’avoir purifiée, c.-à-d. laver de ses souillures
– pour la faire paraître devant lui, rayonnante de beauté

b- les implications du rôle de chef imparti à Christ.
Un mari ne devrait donc jamais utiliser son rôle de chef pour écraser sa femme, ou l’étouffer, ou l’empêcher d’être elle-même. Son amour le conduira à se donner, se sacrifier pour elle, de sorte qu’elle puisse connaître, sous le regard de Dieu, un plein épanouissement de sa personnalité, qu’elle puisse être encore plus elle-même ; rayonnante de beauté intérieure et esthétique

c- V 28 : « de même, les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps. »
Nous savons tous, par expérience, comment nous aimer nous-mêmes ! D’où l’utilité pratique de la « règle d’or » énoncée par Jésus de « faire aux autres ce que nous aimerions qu’ils nous fassent » (Mt 7.12). Et donc faire à son épouse/ à son époux ce qu’on aimerait qu’il fasse pour nous. Au v 29 a :
« Jamais personne, en effet, n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin »

II. Venons-en à l’épouse. Le Respect (la soumission)
Ce passage est impopulaire parmi les femmes ! Mais, a-t-il été lu attentivement et surtout a-t-il été lu dans son contexte global.
cette exhortation constitue la règle d’une liberté et très loin de justifier l’oppression de l’épouse.

1. Le commandement de respecter (se soumettre) est une application particulière d’un devoir général du chrétien

L’ordre « femmes, soyez respectueuses (soumises)» (v. 22) est précédé par celui du verset 21 : « Soumettez-vous les uns aux autres. » La soumission est un devoir chrétien universel. « Dans vos rapports mutuels, revêtez-vous tous d’humilité » (1 P 5.5).
C’est une démonstration d’amour et de la beauté de l’humilité.

2. L’épouse respect (se soumet à) un mari qui l’aime et non à un mari qui la domine

Au 16ème siècle, Calvin prêchait : « Les maris… ne devraient pas se comporter d’une manière cruelle envers leurs femmes, ni penser que tout ce qui leur plaît soit permis et légitime, car leur autorité devrait davantage être celle d’un compagnon que celle d’un roi. »

À trois reprises, l’apôtre répète le devoir fondamental du mari :
– Maris, aimez chacun votre femme (v. 25) ;
– les maris doivent aimer leur femme (v. 28) ;
– que chacun de vous aime sa femme (v. 33).

Le v. 33 résume succinctement l’enseignement que Paul vient de donner aux maris et à leurs épouses : Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même car elle et lui sont devenus un, et que la femme respecte son mari

III. Articulons ces deux visages de l’Amour dans le mariage :

1. Le mari doit aimer comme Christ a aimé

La femme a-t-elle le sentiment que la soumission qui est exigée d’elle est difficile à accomplir ? Or en fait ce qui est exigé de son mari est davantage difficile :
Il ne suffit pas pour lui d’aimer sa femme d’un amour romantique, sentimental, voire passionné, qui passe trop souvent aujourd’hui pour de l’amour authentique ; il doit l’aimer de l’amour de Christ. Il lui est proposé Christ comme modèle

2. À l’image de l’amour de Christ, celui du mari se sacrifie pour servir

Il ne doit pas anéantir la personnalité de sa femme.
Au contraire, il doit s’efforcer de faire disparaître tout ce qui dépare sa véritable féminité et l’aider à tendre vers la gloire, vers la perfection d’une personnalité pleinement épanouie, qui sera la destinée ultime de tous ceux que Christ aura rachetés.

3. La soumission de l’épouse n’est qu’un autre aspect de l’amour

• Que signifie se soumettre sinon se donner à son mari librement !
• Et que signifie « aimer » sinon aussi se donner à quelqu’un, comme Christ s’est donné pour l’Église !

La soumission et l’amour sont donc deux aspects d’une même réalité :
– le don désintéressé de soi, fondement de tout mariage qui dure et qui s’enrichit avec le temps. Un tel don de soi n’est jamais chose facile: Amour et souffrance sont inséparables, surtout pour les êtres pécheurs que nous sommes.
– Le don de soi à autrui implique une reconnaissance de sa valeur. En effet, le don de ma personne à quelqu’un présuppose que j’estime celui-ci tellement digne que je suis prêt à me sacrifier pour lui, afin de lui permettre de développer plus pleinement encore sa propre personnalité.

Chacun recherchant à valoriser l’autre dans l’harmonieuse complémentarité.
Il ne faut donc pas que maris et femmes s’imaginent atteindre l’harmonie sans souffrance ; ils devront travailler à construire une relation d’amour, de respect et de vérité.

« La soumission et le respect que l’Écriture exige de la femme à l’égard de son mari… n’est nullement la docilité d’un chat ou d’un chien couché aux pieds de son maître… Paul sous-entend un partenariat volontaire, libre, joyeux et reconnaissant, ainsi que le prouve l’analogie avec la relation entre Christ et l’Église. »8

CONCLUSION

Ainsi Mari et femme, vous êtes encouragé à tenir compte tout au long de votre vie maritale de ces deux visages de l’amour conjugal autorité et soumission en d’autres mots :
• Responsabilité affectueuse et don de soi envers Audrey,
• Respect et partenariat volontaire envers Eddy.

Mais l’épouse idéale n’existe pas, le mari idéal non plus !
Un homme ne trouvera pas d’épouse qui comble toutes ses aspirations et qui réponde à toutes ses attentes.
Une femme en quête de l’homme idéal, du mari qui répondrait à toutes ses attentes, n’en trouvera pas
Et pourtant, le sage dira plus loin : « jouis de la vie avec ta femme » (9.9), celle que tu as qui n’est pas idéale, mais qui est réelle. On pourrait aussi dire « jouis de la vie avec ton mari », celui qui n’est pas l’idéal, mais qui est réelle, et qui t’aime et que tu aimes. En vous basant sur « ce qu’aimer veut dire » en 1 Corinthiens 13. 4-7

« Quand votre amour est bien tricoté, vous cueillez de beaux fruits, que sont :
• Le plaisir partagé dans le donné et l’accueilli, l’offert et le reçu, la liberté de cultiver le plaisir et la parole ensemble
• La complicité, c’est-à-dire le degré de tolérance, de tact, de compréhension (immédiate), d’intelligence spontanée de l’autre, mêlée à la bienveillance et au non-jugement.
• La sécurité à court et à long terme, liée au respect des engagements, a la capacité de relativiser les incidents (dédramatisation) et au respect réciproque
• Le projet, la capacité d’aller au-delà du désir, d’inventer ensemble un avenir accessible & concret pour les deux
• Développer une spiritualité de couple qui nous maintient dans un rapport de créatures, nous garde de l’idolâtrie et nous lie à Jésus Christ, la source de la vie et du pardon. »

« Pourquoi ces directives alors? Parce que le Christ a un plan pour son peuple. Ce plan a pour fondement l’Église comme famille de familles. Pour que l’Église puisse fonctionner de façon ordonnée, les familles qui la constituent doivent fonctionner de façon ordonnée. Pour toutes choses, Dieu a institué un ordre, et lorsque nous suivons l’ordre qu’il a créé, les familles et les Églises fonctionnent.
En regard des valeurs qui ont cours dans la société occidentale contemporaine, ceci semble de prime abord étrange, même archaïque pour certains, parce que notre culture nous communique un message totalement différent. Nous allons dans le sens inverse des directives divines. Et qu’en résulte-t-il ? Les familles sont éclatées, l’autorité s’effrite et nous sommes en train de mettre au monde une génération d’enfants privés des bienfaits, du caractère et de la sécurité, inhérents à une vie familiale stable où les hommes prennent la direction de leur foyer. »

Appliquer les principes
Le moment est venu de réagir à ce que vous avez étudié et discuté. Prenez votre temps pour faire cette section. Il est possible que le milieu familial où vous avez grandi ne reflète pas du tout l’intention du Christ pour la vie de famille. Il est possible aussi que votre façon actuelle de voir les choses et de structurer votre foyer diffère passablement de ce modèle biblique. Peut-être aurez-vous besoin de donner à vos relations matrimoniales une orientation nouvelle, et même de reconsidérer la manière dont fonctionne votre vie de famille ?

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