Voix Chrétiennes dans la Tourmente : L’ÉPREUVE

 16 Juin 1940

  » L’épreuve. Maintenant nous savons ce que c’est. Elle nous étreint, elle nous enserre ; mais elle ne nous vaincra pas.

Nous croyions savoir ce que c’était que souffrir ; insensés que nous étions ! Nos malheurs personnels, certes, nous avaient cruellement atteints, parfois en plein cœur ; mais ils étaient comme baignés dans un grand courant de joie et de bonheur qui les faisait apparaître comme une chose qui n’était que de nous, et qui peu à peu s’apaisait au contact de la paix des autres. Aujourd’hui c’est l’inverse. Nos bonheurs personnels, s’il pouvait encore y en avoir, seraient aussitôt roulés, emportés dans un tel torrent d’amertume et de désespoir que nous serions hors d’état d’en jouir. Ce n’est pas un malheur collectif qui a fondu sur nous ; c’est pour chacun de nous un malheur privé dont nous retrouvons l’image dans tous les yeux que nous regardons. Oui, nous savons maintenant ce que c’est que l’épreuve.
Cependant ce mot d’épreuve
, qui est le mot central de la pensée que nous méditons, ne désigne pas seulement un événement douloureux ; il désigne un événement qui permet de se rendre compte de ce que nous valons. Dans le langage courant, on emploie le mot « épreuve » pour désigner toute espèce de souffrance ; mais le sens primitif, authentique, est celui d’une mesure de notre valeur, de notre solidité. Dans les usines, il y a un « banc d’épreuve » où l’on fait passer toutes les pièces, pour voir si elles ont la résistance voulue. C’est de ce point de vue que je voudrais envisager brièvement aujourd’hui les heures lourdes que nous vivons : elles ne sont pas seulement une souffrance, elles sont une occasion de révéler devant Dieu, devant les hommes et devant nous-mêmes ce que nous sommes, ce que nous valons.

Ce que nous sommes se révèle déjà dans la part plus ou moins grande que nous prenons à la souffrance commune. On dit qu’il y a dans Paris des hommes et des femmes – j’entends : des Français et des Françaises – qui peuvent encore rire, penser à eux-mêmes, à leurs profits, à leurs plaisirs. Si cela est vrai, il faut les plaindre ; c’est un grand malheur d’être à ce point étranger dans sa propre maison que l’on ne ressent même plus les deuils de famille. La façon dont une âme résonne sous le choc de la souffrance, décèle déjà sa qualité. Il y a des métaux qui vibrent comme l’acier, comme l’or, comme l’argent, il y en a qui rendent un son mat comme le plomb. On a beau les frapper, on n’en tirera jamais un son clair.
« Heureux ceux qui pleurent ! » Cette parole resterait vraie, quand même elle serait privée de la phrase complémentaire : « ils seront consolés ». Tout vaut mieux que l’apathie, l’indifférence, le repliement sur soi-même. Porter en soi une âme ardente et souffrir avec passion, c’est déjà un privilège, un don magnifique et terrible de notre Dieu.
Telle est la première épreuve : au choc de la douleur, nos âmes font connaître si elles sont d’airain ou de plomb.

Mais le tout n’est pas de souffrir, encore faut-il savoir si l’on est capable de porter sa douleur. La porter, c’est être plus fort qu’elle, c’est ne pas se laisser écraser par elle ; l’épreuve est la mesure de notre force : un fardeau est posé sur les épaules d’un homme ; qui est le plus fort ? Si c’est l’homme, il porte le fardeau ; si c’est le fardeau, il écrase l’homme. Il en est de même du malheur ; il met notre force à l’épreuve : il faut nous révéler capables de le porter.
Il y a des hommes qui se sentent si faibles devant la souffrance, qu’ils prennent la fuite devant elle, ils se réfugient dans l’oubli, dans l’indifférence, dans mille dérivatifs, et, généralement, ce qu’on appelle « consolations » dans le monde, est un ensemble de considérations qui tendent à vous détourner de regarder votre malheur en face, à vous persuader qu’à vrai dire vous n’êtes pas aussi malheureux que vous en avez l’air et que vous le croyez vous-même. Misérables platitudes, médiocrités qui n’inspirent que le dégoût aux âmes hautes, pauvres évasions dictées par la faiblesse devant un adversaire que l’on n’ose pas affronter en face, abdication devant une épreuve que l’on sait ne pas pouvoir subir.
D‘autres au contraire se croient forts, si forts qu’ils veulent se passer des hommes et se passer de Dieu ; et quand ils se trouvent ainsi sans défense, avec leur âme toute nue sous la souffrance, ils s’effondrent, ils ne sont pas capables de la porter ; ils ont méconnu sa puissance ; ils n’ont ni préparé ni entraîné leur âme ; l’épreuve tourne à leur confusion.
Mais celui qui a connu sa faiblesse et qui s’est préparé, celui qui affronte l’épreuve avec l’humble dessein de la porter par les forces de Dieu plutôt que par les siennes propres, celui-là aborde l’épreuve avec toutes les chances de succès ; il la porte.
Telle est la deuxième épreuve : la révélation de notre capacité de résistance.

 L’écrivain sacré nous avertit enfin qu’il faut porter l’épreuve avec patience ; on pourrait traduire, avec plus de précision peut-être : avec persévérance. Car l’épreuve peut être longue, et nul ne sait si elle n’usera pas peu à peu les forces qu’on lui oppose. Combien ont porté leur fardeau pour un temps et ont succombé ensuite ! Pour durer ainsi, il faut garder toutes nos forces, et il faut les garder souples et disponibles, il ne faut pas se raidir : c’est l’acier le plus souple qui se révèle en définitive le plus résistant. Il y a quelques jours, un ami qui avait passé un certain temps à l’arrière et qui demandait à rejoindre son corps en raison de la gravité des circonstances, disait à sa femme en la quittant : « Fais-toi un coeur de pierre, et ne pense à rien. » Il faut comprendre la grandeur, la beauté de cette résolution farouche ; mais je ne crois pas que ce conseil fût le bon ; il faut garder son cœur aimant et sa pensée claire, dût-on pour cela souffrir mille fois plus. Car la tension use, et un jour vient où la corde trop tendue casse brusquement. Il faut rester détendu, garder la paix dans son cœur ; il ne faut pas confondre l’indignation avec la haine, la force avec la colère. Le croyant, parce qu’il remet toutes choses entre les mains de Dieu, garde son équilibre intérieur et sa clairvoyance.
C’est là le magnifique privilège de la foi : « Les jeunes hommes se fatiguent et les héros chancellent, dit le Psalmiste, mais celui qui se confie en l’Éternel renouvelle ses forces. » La foi, comme la prière qui en est la plus haute expression, est à la fois une action et un repos, une marche en avant, une victoire, et en même temps une détente, un abandon entre les mains de Dieu ; et c’est Pourquoi elle renferme des possibilités infinies. Si longue que soit l’épreuve, notre foi sera plus longue encore. Que dis-je ? Elle grandira par l’épreuve même ; « l’or qui n’est qu’un métal périssable est mis à l’épreuve du feu ; ainsi notre foi, bien plus précieuse, subira victorieusement l’épreuve et nous assurera honneur et gloire ».
Telle est la troisième épreuve, celle de la constance. Saint Pierre promet honneur et gloire, et saint Jean la couronne de vie à ceux qui l’auront subie sans fléchir.

Une couronne ! Ce mot évoque des visions de victoire, d’athlète couronné pour avoir triomphé dans la lutte, et les événements n’arrivent pas à éteindre ces visions à l’horizon qui est devant nous. Laissons là cependant les prévisions et les espérances qui ne sont que de l’ordre historique ; nous n’avons pas compétence pour en parler ; c’est une autre couronne qui nous hante, c’est la parole de Jésus : « le disciple n’est pas plus que son Maître ; il suffit au disciple d’être comme son Maître ». Notre Seigneur n’a jamais porté qu’une couronne, la couronne d’épines, la sanglante couronne des douleurs. Si cette couronne-là doit être la nôtre, nous regarderons à Celui de qui nous vient la lumière et la vie, nous la porterons, comme Lui, dans la charité, dans la foi, mais aussi dans l’espérance, nous reposant sur la promesse qui nous a été faite : « Si nous sommes humiliés avec Lui, nous serons aussi glorifiés avec Lui ; si nous mourons avec Lui, nous aurons aussi la vie avec Lui. »

Avec Lui ! Si nous sommes fidèles à ce mot d’ordre, l’épreuve ne tournera pas à notre confusion, mais à notre salut. C’est aujourd’hui l’heure de la Croix ; mais un jour viendra l’heure de la Résurrection !
Ainsi soit-il. »

Pasteur André-Numa BERTRAND

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Livret 2 Appartenir à une famille des familles – Volet 3 Vivre au sein d’une famille de foi – Itea série1

Dans les premiers temps de l’Église, il y avait des écrits appelés les « textes pour la famille». Ils s’adressaient à deux groupes: les familles individuelles, et les familles élargies, les communautés. Les écrits s’adressant aux familles individuelles avaient pour but de donner des directives générales concernant la vie de famille, surtout en ce qui concerne la manière dont ces familles devaient se comporter dans la communauté. Pierre et Paul ont utilisé leur contexte culturel pour démontrer comment les membres des familles chrétiennes devaient vivre au sein de l’Église – la famille de Dieu. Nous trouvons trois de ces textes adressés spécifiquement aux familles individuelles dans les lettres du Nouveau Testament: il s’agit d’Éphésiens 5.22-6.9, Colossiens 3.18-4.1, et 1 Pierre 3.1-7. Dans ce volet, nous examinerons le passage de la lettre aux Éphésiens. Notre époque est en train de remettre en question le mariage éclatant la famille au sein de la culture; il est donc essentiel que notre expérience du mariage et notre fondement pour la vie de famille s’inspirent du modèle laissé par Dieu.

Étudier les Écritures Éphésiens 5.21-6.9
5 « 21 et parce que vous révérez le Christ, vous vous soumettrez les uns aux autres, 22 vous femmes, en particulier, chacune à son mari, et cela par égard pour le Seigneur… 25 Quant à vous, maris, que chacun de vous aime sa femme comme le Christ a aimé l’Eglise … 33 Quant à vous, que chaque mari aime sa femme comme lui-même, et que chaque femme respecte son mari. 6 « 1Vous, enfants, obéissez à vos parents à cause du Seigneur, car c’est là ce qui est juste… 4 Vous, pères, n’exaspérez pas vos enfants, mais élevez-les en les éduquant et en les conseillant d’une manière conforme à la volonté du Seigneur8 Car vous savez que chacun, qu’il soit esclave ou libre, recevra ce qui lui revient selon le bien qu’il aura fait. 9… Car vous savez que le Seigneur qui est au ciel est votre Maître tout autant que le leur ; et il n’agit jamais par favoritisme. »

Résumez l’enseignement central du passage – Travail de Serge Oulaï : DEUX VISAGES DE L’AMOUR CONJUGAL : la responsabilité et le respect (l’autorité et la soumission ) Ephésiens 5.21-33
I. Considérons le cas du mari. La responsabilité (l’autorité)
1. L’amour est une responsabilité affectueuse.
2. le mari doit aimer sa femme comme Christ a aimé l’Église et comme il aime son propre corps.

II. Venons-en à l’épouse. Le Respect (la soumission)
1. Le commandement de respecter (se soumettre) est une application particulière d’un devoir général du chrétien
2. L’épouse respect (se soumet à) un mari qui l’aime et non à un mari qui la domine

III. Articulons ces deux visages de l’Amour dans le mariage :
1. Le mari doit aimer comme Christ a aimé
2. À l’image de l’amour de Christ, celui du mari se sacrifie pour servir
3. La soumission de l’épouse n’est qu’un autre aspect de l’amour

Développons les points énoncés ci-dessus.

I. Considérons le cas du mari. La responsabilité (l’autorité)

1. L’amour est une responsabilité affectueuse.
Ce que La Bible souligne essentiellement, ce n’est pas l’autorité que le mari doit exercer sur sa femme, mais son amour pour elle. Son autorité s’exprime sous la forme d’une responsabilité affectueuse.

Pour nous, le mot « autorité » évoque souvent l’idée de pouvoir, de domination, voire d’oppression. Nous voyons un homme dominateur, qui prend seul toutes les décisions donne des ordres et exige qu’ils soient exécutés, paralyse et écrase sa femme au point de l’empêcher de se développer, de devenir une personne adulte et épanouie.

Ce n’est pas du tout ainsi que la Bible conçoit le rôle de Responsabilité du mari, si l’on en croit la comparaison avec le modèle de Jésus-Christ !

Mais cela suppose davantage l’idée de sacrifice et de don de soi à l’égard de la bien-aimée, ainsi que Christ l’a démontré en se sacrifiant pour l’Église.

Si le mot « chef » évoque l’idée de pouvoir, alors :
a. c’est le pouvoir de prendre soin d’Audrey et non de l’écraser,
b. le pouvoir de servir Audrey et non de la dominer,
c. le pouvoir de faciliter l’épanouissement de la personnalité d’Audrey et non celui de l’anéantir ou de l’étouffer.
En toutes choses, le mari aura pour référence de son amour celui qui a été manifesté à la croix, lorsque Christ s’est livré lui-même à la mort par amour pour son épouse, l’Eglise.

2. le mari doit aimer sa femme comme Christ a aimé l’Église et comme il aime son propre corps.

a- cinq verbes pour décrire les étapes de l’engagement :
– Il l’a aimée,
– s’est donné lui-même pour elle,
– afin de la sanctifier, c.-à-d. de la rendre digne
– après l’avoir purifiée, c.-à-d. laver de ses souillures
– pour la faire paraître devant lui, rayonnante de beauté

b- les implications du rôle de chef imparti à Christ.
Un mari ne devrait donc jamais utiliser son rôle de chef pour écraser sa femme, ou l’étouffer, ou l’empêcher d’être elle-même. Son amour le conduira à se donner, se sacrifier pour elle, de sorte qu’elle puisse connaître, sous le regard de Dieu, un plein épanouissement de sa personnalité, qu’elle puisse être encore plus elle-même ; rayonnante de beauté intérieure et esthétique

c- V 28 : « de même, les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps. »
Nous savons tous, par expérience, comment nous aimer nous-mêmes ! D’où l’utilité pratique de la « règle d’or » énoncée par Jésus de « faire aux autres ce que nous aimerions qu’ils nous fassent » (Mt 7.12). Et donc faire à son épouse/ à son époux ce qu’on aimerait qu’il fasse pour nous. Au v 29 a :
« Jamais personne, en effet, n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin »

II. Venons-en à l’épouse. Le Respect (la soumission)
Ce passage est impopulaire parmi les femmes ! Mais, a-t-il été lu attentivement et surtout a-t-il été lu dans son contexte global.
cette exhortation constitue la règle d’une liberté et très loin de justifier l’oppression de l’épouse.

1. Le commandement de respecter (se soumettre) est une application particulière d’un devoir général du chrétien

L’ordre « femmes, soyez respectueuses (soumises)» (v. 22) est précédé par celui du verset 21 : « Soumettez-vous les uns aux autres. » La soumission est un devoir chrétien universel. « Dans vos rapports mutuels, revêtez-vous tous d’humilité » (1 P 5.5).
C’est une démonstration d’amour et de la beauté de l’humilité.

2. L’épouse respect (se soumet à) un mari qui l’aime et non à un mari qui la domine

Au 16ème siècle, Calvin prêchait : « Les maris… ne devraient pas se comporter d’une manière cruelle envers leurs femmes, ni penser que tout ce qui leur plaît soit permis et légitime, car leur autorité devrait davantage être celle d’un compagnon que celle d’un roi. »

À trois reprises, l’apôtre répète le devoir fondamental du mari :
– Maris, aimez chacun votre femme (v. 25) ;
– les maris doivent aimer leur femme (v. 28) ;
– que chacun de vous aime sa femme (v. 33).

Le v. 33 résume succinctement l’enseignement que Paul vient de donner aux maris et à leurs épouses : Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même car elle et lui sont devenus un, et que la femme respecte son mari

III. Articulons ces deux visages de l’Amour dans le mariage :

1. Le mari doit aimer comme Christ a aimé

La femme a-t-elle le sentiment que la soumission qui est exigée d’elle est difficile à accomplir ? Or en fait ce qui est exigé de son mari est davantage difficile :
Il ne suffit pas pour lui d’aimer sa femme d’un amour romantique, sentimental, voire passionné, qui passe trop souvent aujourd’hui pour de l’amour authentique ; il doit l’aimer de l’amour de Christ. Il lui est proposé Christ comme modèle

2. À l’image de l’amour de Christ, celui du mari se sacrifie pour servir

Il ne doit pas anéantir la personnalité de sa femme.
Au contraire, il doit s’efforcer de faire disparaître tout ce qui dépare sa véritable féminité et l’aider à tendre vers la gloire, vers la perfection d’une personnalité pleinement épanouie, qui sera la destinée ultime de tous ceux que Christ aura rachetés.

3. La soumission de l’épouse n’est qu’un autre aspect de l’amour

• Que signifie se soumettre sinon se donner à son mari librement !
• Et que signifie « aimer » sinon aussi se donner à quelqu’un, comme Christ s’est donné pour l’Église !

La soumission et l’amour sont donc deux aspects d’une même réalité :
– le don désintéressé de soi, fondement de tout mariage qui dure et qui s’enrichit avec le temps. Un tel don de soi n’est jamais chose facile: Amour et souffrance sont inséparables, surtout pour les êtres pécheurs que nous sommes.
– Le don de soi à autrui implique une reconnaissance de sa valeur. En effet, le don de ma personne à quelqu’un présuppose que j’estime celui-ci tellement digne que je suis prêt à me sacrifier pour lui, afin de lui permettre de développer plus pleinement encore sa propre personnalité.

Chacun recherchant à valoriser l’autre dans l’harmonieuse complémentarité.
Il ne faut donc pas que maris et femmes s’imaginent atteindre l’harmonie sans souffrance ; ils devront travailler à construire une relation d’amour, de respect et de vérité.

« La soumission et le respect que l’Écriture exige de la femme à l’égard de son mari… n’est nullement la docilité d’un chat ou d’un chien couché aux pieds de son maître… Paul sous-entend un partenariat volontaire, libre, joyeux et reconnaissant, ainsi que le prouve l’analogie avec la relation entre Christ et l’Église. »8

CONCLUSION

Ainsi Mari et femme, vous êtes encouragé à tenir compte tout au long de votre vie maritale de ces deux visages de l’amour conjugal autorité et soumission en d’autres mots :
• Responsabilité affectueuse et don de soi envers Audrey,
• Respect et partenariat volontaire envers Eddy.

Mais l’épouse idéale n’existe pas, le mari idéal non plus !
Un homme ne trouvera pas d’épouse qui comble toutes ses aspirations et qui réponde à toutes ses attentes.
Une femme en quête de l’homme idéal, du mari qui répondrait à toutes ses attentes, n’en trouvera pas
Et pourtant, le sage dira plus loin : « jouis de la vie avec ta femme » (9.9), celle que tu as qui n’est pas idéale, mais qui est réelle. On pourrait aussi dire « jouis de la vie avec ton mari », celui qui n’est pas l’idéal, mais qui est réelle, et qui t’aime et que tu aimes. En vous basant sur « ce qu’aimer veut dire » en 1 Corinthiens 13. 4-7

« Quand votre amour est bien tricoté, vous cueillez de beaux fruits, que sont :
• Le plaisir partagé dans le donné et l’accueilli, l’offert et le reçu, la liberté de cultiver le plaisir et la parole ensemble
• La complicité, c’est-à-dire le degré de tolérance, de tact, de compréhension (immédiate), d’intelligence spontanée de l’autre, mêlée à la bienveillance et au non-jugement.
• La sécurité à court et à long terme, liée au respect des engagements, a la capacité de relativiser les incidents (dédramatisation) et au respect réciproque
• Le projet, la capacité d’aller au-delà du désir, d’inventer ensemble un avenir accessible & concret pour les deux
• Développer une spiritualité de couple qui nous maintient dans un rapport de créatures, nous garde de l’idolâtrie et nous lie à Jésus Christ, la source de la vie et du pardon. »

« Pourquoi ces directives alors? Parce que le Christ a un plan pour son peuple. Ce plan a pour fondement l’Église comme famille de familles. Pour que l’Église puisse fonctionner de façon ordonnée, les familles qui la constituent doivent fonctionner de façon ordonnée. Pour toutes choses, Dieu a institué un ordre, et lorsque nous suivons l’ordre qu’il a créé, les familles et les Églises fonctionnent.
En regard des valeurs qui ont cours dans la société occidentale contemporaine, ceci semble de prime abord étrange, même archaïque pour certains, parce que notre culture nous communique un message totalement différent. Nous allons dans le sens inverse des directives divines. Et qu’en résulte-t-il ? Les familles sont éclatées, l’autorité s’effrite et nous sommes en train de mettre au monde une génération d’enfants privés des bienfaits, du caractère et de la sécurité, inhérents à une vie familiale stable où les hommes prennent la direction de leur foyer. »

Appliquer les principes
Le moment est venu de réagir à ce que vous avez étudié et discuté. Prenez votre temps pour faire cette section. Il est possible que le milieu familial où vous avez grandi ne reflète pas du tout l’intention du Christ pour la vie de famille. Il est possible aussi que votre façon actuelle de voir les choses et de structurer votre foyer diffère passablement de ce modèle biblique. Peut-être aurez-vous besoin de donner à vos relations matrimoniales une orientation nouvelle, et même de reconsidérer la manière dont fonctionne votre vie de famille ?

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Livret 2 Appartenir à une famille des familles – Volet 2 L’Église Comme famille de familles – Itea série1

Dans le volet 1, nous avons pris connaissance de la tâche que Dieu avait confiée à Paul : celle de révéler la manière différente avec laquelle Christ gère les choses de la terre (dispensation ou l’administration du Christ) : Le peuple de la maison de Dieu, sa famille l’Eglise. Il serait donc intéressant de savoir comment les choses devraient fonctionner au sein de cette famille. Les lettres que Paul révèlent combien la maison de Dieu et son fonctionnement occupaient une place de choix dans sa pensée. Nous vous proposons d’étudier dans ce volet, 1 Timothée 3.14-16. Ce passage constitue le point culminant dans les épîtres pastorales (1 et 2 Timothée et Tite).

1 Timothée 3.14-16 « 14 J’ai bon espoir de venir te rejoindre très bientôt ; je t’écris cependant tout cela 15 afin que, si ma venue devait être retardée, tu saches, en attendant, comment on doit se comporter dans la famille de Dieu, c’est-à-dire dans l’Eglise du Dieu vivant. Cette Eglise est une colonne qui proclame la vérité, un lieu où elle est fermement établie »

Il est essentiel de noter qu’il décrit comment chacun devrait se conduire dans «une» Église qui par ailleurs est la famille de Dieu. L’Église locale se doit d’être une colonne, le soutien de la vérité, et le Christ veut que la communauté vive de façon à ce que la vérité puisse être préservée et pratiquée sainement

l’Eglise est la pièce maîtresse de Dieu, sa maison (Ép 2.20). Voici une question importante : la manière dont nous nous conduisons au sein de sa famille, lui importe-t-elle ou non ? À quel point le plan de Dieu pour son Église est-il explicite ?

Un des passages principaux abordant cette question est 1 Timothée 3.14-16.  Il nous fournit également un canevas nous permettant de saisir la volonté de Dieu pour son Église.
La lettre à Timothée visait à donner des instructions sur la façon de se conduire dans la maison de Dieu. Certains soutiennent que le comportement dont il est question ici, est celui d’un leader puisque la lettre s’adressait à Timothée. Toutefois, bien que celle-ci indique clairement comment tout dirigeant devrait se comporter dans la maison de Dieu – l’Église en tant que familleelle se veut beaucoup plus large dans sa portée. Paul aborde par exemple que les membres de la communauté devraient se comporter les uns envers les autres comme les membres d’une même famille (5.1, 2), qu’ils ont à prendre soin des veuves qui font partie de la famille de l’Église quand leur famille immédiate ne peut le faire (5.3-16). L’Église locale, voyez-vous, était la véritable maison de Dieu.

Paul s’adresse à une Église locale en particulier. Timothée était à Éphèse à ce moment-là, mais Paul parlait de façon générale de toutes les Églises locales, où qu’elles soient. Il est essentiel de noter qu’il décrit comment chacun devrait se conduire dans «une» Église qui par ailleurs est la famille de Dieu. Paul donne ici des instructions spécifiques à Timothée pour établir une Église locale selon le plan et la volonté du Christ. Cela inclut des questions telles que les qualifications d’un leader, les relations entre les membres de la famille de Dieu pour n’en mentionner que quelques-unes. Pourquoi toutes ces questions ont-elles de l’importance aux yeux du Christ ?
Il semblerait qu’il y ait un lien :
– entre la vérité et l’ordre au sein de la famille dans une Église locale,
– entre la structure des relations dans une communauté de croyants et la sauvegarde de la vérité,
– entre la proclamation de l’Évangile et l’enseignement du Christ.
L’Église locale se doit d’être une colonne, le soutien de la vérité, et le Christ veut que la communauté vive de façon à ce que la vérité puisse être préservée et pratiquée sainement.

S’agit-il là de lignes directrices pour toutes les Églises ?  C’est pourquoi il s’est donné la peine d’écrire ces lettres et d’envoyer un membre de son équipe travailler avec les nouvelles Églises; elles avaient besoin d’être établies de cette manière. Pourquoi devrions-nous nous conformer à ce qu’il a dit?» Parce que suivre Paul c’est suivre le Christ, puisque la tâche de Paul était de faire connaître le mystère de l’Église qui lui fût révélé Plusieurs allaient venir par la suite, apportant un autre message que celui des apôtres et bouleversant des Églises entières (Tt 1.6-11). C’est pourquoi les Églises avaient besoin d’être équipées et mises en ordre, comme communautés de foi, pour réfuter ces faux enseignements.

 » La mention de « famille de Dieu » pourrait impliquer théoriquement l’une ou l’autre des idées suivantes: à savoir l’idée de communion avec Dieu dans la « maison » ou le « temple » de Dieu ou l’idée d’une famille administrée par Dieu. L’administration de l’Église devrait s’inspirer de celle d’une maison et d’une famille. On s’attend à ce que les membres de l’Église agissent les uns envers les autres comme ils le feraient pour les membres de leur propre famille (1 Tm 5.1-2). Ils sont appelés à prendre soin les uns des autres en cas de besoin (1 Tm 5.5, 16). Les surveillants doivent être des hommes aptes à administrer la famille de Dieu, selon la capacité qu’ils ont déjà démontrée dans leur famille 3 (1 Tm 3.1-7)« 

Notez toute révélation ou idée suscitée par la lecture  !

Réfléchir aux implications : La conduite dans la famille de Dieu

Choisissez une application pour votre vie.
Faites le résumé de ce que vous avez appris sur l’Église locale en tant que famille constituée de familles – une maisonnée. Aussi, notez brièvement en quoi ce concept influence votre manière de vivre.

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Appartenir à une famille de familles : Introduction Livret 2. itea. PF1

« Il nous faudra, pour nous démarquer en tant que chrétiens du 20ème siècle, réserver du temps pour notre croissance et notre développement personnels. Nous ne pouvons les négliger si nous voulons que notre vie porte du fruit. Et nous aurons besoin d’une stratégie qui nous serve de guide pour notre parcours de vie. Nous devons commencer sans tarder !

En effet, c’est dans le contexte d’une véritable communauté que le sentiment d’appartenance trouve son expression la plus puissante et la plus complète. Savoir que l’on appartient à une famille et que cette famille fait partie d’une famille plus large encore est fondamental pour jouir d’un véritable sentiment d’appartenance. Mais cela ne suffit pas : il faut en plus appartenir à une famille et à une communauté qui ont une véritable raison d’être.

Dieu a créé chacun de nous avec le sentiment intérieur que nous avons été placés ici-bas pour une raison ou un but. La vie n’est pas faite pour être gaspillée ! Mais c’est ce qui arriverait si nous nous laissions ballotter au gré des années, sans aucune raison d’être.

Dans les diverses cultures qui composent le monde occidental actuel, nous devons constater combien la vie familiale et communautaire si détériore à un rythme inquiétant. La notion même de famille subit une transformation notable . Chacun est encouragé à s’investir dans la poursuite de ses buts et aspirations, dans l’élaboration de son plan de carrière, dans le temps et l’énergie qu’il met à satisfaire tous ses besoins. Même si un nombre appréciable de voix et de mouvements culturels s’élèvent pour clamer un retour aux valeurs communautaires, la poursuite de nos buts personnels prend toujours le dessus. L’individualisme occidental triomphe et de plus en plus, les conséquences énormes s’en font sentir au niveau familial

Une autre réalité déplorable concerne l’Église, la communauté dont la vocation fixée par Dieu est d’être une lumière dans un monde sombre et perdu. Elle aussi devient la proie de l’individualisme occidental. Considérer l’Eglise comme une famille de familles ne semble désormais plus avoir de sens en observant le développement d’un modèle d’Église très organisé qui fonctionne selon les lois du marché. Nous avons adopté une mentalité de consommateurs. Cependant, l’intention de Dieu pour l’Église locale est justement qu’elle soit cette famille de familles avec de solides racines intergénérationnelles. L’Église doit être une puissante source d’inspiration pour éduquer les enfants, pour bâtir des mariages durables et forts et pour cultiver l’héritage fertile des générations qui la constituent afin qu’il s’affermisse de génération en génération.

Dans le présent livret, nous considérerons résolument l’Église locale comme une famille de familles. Le dessein de Dieu pour ses disciples est qu’ils fassent partie d’une famille de croyants, la famille de l’Église. »

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Livret 2 : Appartenir à une famille des familles – VOLET 1 : La pièce maîtresse du plan de Christ, l’Eglise – Itea série 1

ÉPHESIENS 2.17 – 3.12

Dans ce passage, Paul mentionne qu’on lui a assigné une double tâche (3.8-10). Il a reçu la responsabilité de prêcher l’Évangile et «de mettre eu pleine lumière la façon dont Dieu mène ce plan à sa complète réalisation ».  Actes 9.
Dans Éphésiens 2.11-17, Paul mentionne que les Gentils n’avaient pas accès aux promesses de Dieu et que Dieu agissait à travers la nation d’Israël, c’est-à-dire les juifs. Maintenant, à cause de la mort et de la résurrection du Christ, le mur qui s’élevait entre Juifs et Gentils a été renversé. Désormais, ceux qui croient, Juifs et Gentils, font partie d’une seule famille nouvelle, la maisonnée de Dieu, l’Église. Ce plan nouveau était un mystère ! N’envisageait-il pas que Juifs et Gentils soient un dans une nouvelle communauté nommée l’Église ? (3.1-7). Le mot mystère fait référence a quelque chose qui était resté caché par le passé et qui maintenant a été révélé Paul avait un rôle de premier plan à jouer dans la divulgation au grand jour du mystère de Christ. Il révèle plusieurs aspects importants de ce plan. Son Église est le moyen par lequel la sagesse de Dieu est révélée. Même les forces angéliques et démoniaques pourront discerner la sagesse de Dieu à travers l’Église du Christ (3.10). Il n’y a donc aucun doute que l’Église soit au cœur du plan de Dieu pour l’univers ! Elle aura un rôle capital à jouer pour que Dieu puisse accomplir ses desseins.

… cette nouvelle communauté de croyants, composée de Juifs et de Gentils (2.18-22)…  est décrite comme une maisonnée et un édifice, plus particulièrement un temple. Elle est un temple vivant, une communauté de croyants. Toute la communauté s’érige sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont les écrits ont pris la forme des Évangiles et des lettres du Nouveau Testament.  Le Christ est la pierre angulaire de l’édifice, le point de départ de toute la construction L’Église se développe en une communauté vivante où réside l’Esprit de Dieu et son témoignage pour Jésus-Christ se fait sur toute l’étendue de la planète.
L’Église est au cœur même du dessein de Christ à travers l’histoire jusqu’à aujourd’hui. Celui-ci a un plan particulier en vue pour son Église. Une des responsabilités confiées à l’apôtre Paul consistait à révéler ce plan ans Églises. C’est au moyen de ce plan que la sagesse de Dieu se fait connaître à tous ceux qui y sont attentifs, y compris les puissances angéliques et maléfiques.

Lorsque nous voulons sonder la foi d’une personne, la meilleure approche est de lui demander ce qu’elle pense du Christ et de son Église ! Au cœur même du plan de Christ se trouve son Église – et donc ses Églises. Nous vivons à une époque où la notion de communauté et le sentiment d’appartenance sont minimisés au profit des aspirations et des buts personnels. 

La place centrale de l’Église dans le plan de Christ : 

Quelle importance l’Église revêt-elle dans la mission du Christ ?
Pourquoi est-il nécessaire que nous suivions aujourd’hui le plan du Christ pour l’Église tel que Paul nous l’a révélé ?
Pourquoi est-il indispensable que nous réservions à l’Église une place de choix dans nos projets de vie ? Comment pouvons-nous concrètement le faire ?

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